Au moment où je cherchais le texte qui a finalement accompagné mon billet du 1er janvier, j'ai mis la main sur trois autres propositions du même poète.
Les voici !
Le vent n’a pas d’ombre
les chiens
n’en connaissent
que les traces qu’il porte
le vent n’a pas d’ombre
mais soutient les oiseaux
la colère la caresse
et le chant
il dort dans les arbres
fait l’amour dans l’herbe
mais on peut lire son âme
sur l’eau
ce qu’il dit le laisse libre
de parler fort ou
de se taire
(Werner Lambersy)
Parmi les choses
qui passaient près de nous
La parole s’attardait
et le chant
aimait rester un peu
Puis ils partaient
On les voyait de dos
devenir tout petits
Oubliant derrière eux
les silencieux bagages
de la bouche
(Werner Lambersy)
Il dit à la mer
retire-toi
et aux île et aux vents
et toutes ces choses
se retirèrent
il dit au vide: va-t’en!
et il sut qu’il aurait
à regarder cela sans fin
alors il laissa entrer
en lui
le recommencement
dont il ne saurait rien
sauf
ce frisson d’amour
dont la lumière semble
toujours trembler devant
(Werner Lambersy)
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