mardi 13 janvier 2026

W L

 Au moment où je cherchais le texte qui a finalement accompagné mon billet du 1er janvier, j'ai mis la main sur trois autres propositions du même poète.

Les voici ! 


Le vent n’a pas d’ombre

les chiens
n’en connaissent
que les traces qu’il porte

le vent n’a pas d’ombre

mais soutient les oiseaux
la colère la caresse
et le chant

il dort dans les arbres
fait l’amour dans l’herbe

mais on peut lire son âme
sur l’eau

ce qu’il dit le laisse libre
de parler fort ou
de se taire

(Werner Lambersy)

 

 

Parmi les choses
qui passaient près de nous

La parole s’attardait
et le chant
aimait rester un peu

Puis ils partaient

On les voyait de dos
devenir tout petits

Oubliant derrière eux
les silencieux bagages
de la bouche

(Werner Lambersy)

 

 

Il dit à la mer
retire-toi
et aux île et aux vents

et toutes ces choses
se retirèrent

il dit au vide: va-t’en!

et il sut qu’il aurait
à regarder cela sans fin

alors il laissa entrer
en lui

le recommencement
dont il ne saurait rien

sauf
ce frisson d’amour
dont la lumière semble
toujours trembler devant

(Werner Lambersy)

 


 



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