samedi 2 novembre 2024

Des hauts et des bas

 

La flaque engloutit la lumière charbonneuse

Reflet absorbé de la saison sèche

Imprévisibles les nuages font enfler la note

Royaume pourri par la pluie 

 

L’inondation tapie dans les fossés 

s’avance lentement

Le vent se penche 

intermittent sur sa crête 

fait trembler l’écume maussade

 

Et l’humeur piétonnière s’éloigne

Le promeneur se sent blanchâtre

Ame errante 

pense au bleu

disparaît pas à pas 

peu à peu 

8 commentaires:

  1. les inondations sont source d'inspiration.Vos quatre derniers vers, simples, me plaisent.

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    1. Merci Ghislaine, le point de départ était plus généralement météorologique avant de se dire, allez, sortons-en !
      A bientôt
      Jean-Michel

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  2. La pluie, dispensatrice de multiples bienfaits, mais qui peut effectivement se révéler monotone et provoque parfois des inondations, voire de véritables désastres...

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    1. Merci Antoine, tu as capté la monotonie qui semble tout immobiliser.
      A bientôt
      Jean-Michel

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  3. Un éclat de ciel gris au milieu du chemin
    où le monde alentour se noie et qu'il faut prendre garde à ne pas écraser.

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    1. C'est d'une certaine façon un excellent résumé, merci Paula.
      A bientôt
      Jean-Michel

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  4. Inondations qui font trembler, hélas, mais tu as réussi à en faire un poème au beau rythme vers la fin.

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    1. Oui Colo, belle complémentarité de vos commentaires respectifs !
      Le rythme même incertain remet tant bien que mal le piéton en mouvement après les constats, les observations.
      A bientôt
      Jean-Michel

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