Consigne : Après choix d'une image, « Peut-être éprouverez-vous le besoin d'écrire autour de souvenirs ravivés. »
Dans ce tableau plein d’intensité et de vitalité, la diligence me happe, diligence ou carrosse, je ne connais pas la différence, et puis je suis déjà sur mon cheval.
Mon vélo dans la cour.
Pas 10 ans. Déjà féru de cape et d’épée.
La fréquentation assidue de la bibliothèque de quartier m’a fait découvrir les romans populaires. Était-ce la collection « Bibliothèque Verte », je ne sais plus. Je lui dois pas mal de Jules Verne par exemple.
Je me souviens qu’enfant à la maison, j’avais eu l’autorisation exceptionnelle de regarder le feuilleton Lagardère, le soir à la télé, à cette époque où l’on ne comptait qu’une ou deux chaînes.
Un passage m’a marqué dans sa mise en scène.
Quand l’histoire touche à sa fin, arrive le moment tant attendu du duel entre le bon et le méchant. Nous sommes dans les Pyrénées, un passage étroit, dangereux.
Le fourbe c’est le prince de Gonzague qui voyage en carrosse pour accomplir un nouveau forfait, cette fois définitif, escorté de ses sbires.
Je ne sais plus pourquoi Lagardère est dans le coin.
La passe d’armes s’engage, Lagardère se débarrasse des seconds couteaux.
Puis le face-à-face inéluctable - et attendu - entre les deux ennemis irréductibles s’engage.
C’est serré.
Lagardère décoche la fameuse botte de Nevers sur le front de Gonzague.
Touché mortellement, celui-ci s’effondre.
Sa chute est filmée lentement, au ralenti. J’en avais été impressionné. Frappant, inoubliable.
Je retourne voir le tableau, le fusil de l’homme perché en haut m’avait échappé.
L’ensemble me paraît même un peu mexicain ou sud-américain.
Rien à voir donc avec ce héros de mon enfance.
Rien à voir non plus avec la joie d’avoir été rattrapé bien des années plus tard par le fameux « Lagardère ira à toi ».

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