mardi 30 juin 2026

La complainte des mal chaussés

Pour un projet de longue haleine, je suis amené à revisiter mes archives,  en grande majorité bloguiennes, fort copieuses, et il faut bien reconnaître que cela prend un peu beaucoup de temps. 
Relire, conserver, éliminer, en plusieurs phases, qui parfois se superposent et se contredisent, pas une tâche facile. Il est nécessaire de se ménager des coupures, histoire de souffler et de se reconstituer un œil sinon neuf au moins chaussé de recul. 

Tout cela pour resservir dans une version aménagée et complétée, un texte qui a un peu plus de dix ans d'âge, oui, comme le temps passe, etc, ... ajoutez ici le cliché ou le lieu commun de votre choix.  

LA COMPLAINTE DES MAL CHAUSSES    

L'apiculteur était fan de perruches
La boulangère collectionnait les croûtes
Le charcutier aimait les films cochons 
La dermatologue n'avait pas de pot
La documentaliste était amnésique
L'écrivain faisait trop d'histoires
Le forgeron n'aimait pas les proverbes
La garagiste faisait des concessions
L'horticulteur était dur de la feuille
L'infirmière avait le blues
Le juge n'avait jamais de pièces
La kiné était à la masse 
La libraire était sous couverture
Le médecin n'était pas assez conventionnel
Le notaire n’était pas clair – cqfd ?
L'ostréiculteur avait un casier chargé
La photographe manquait d'objectifs
Le palefrenier collectionnait le cheval blanc d’Henri IV
Le quincailler ne valait pas un clou
La réceptionniste était maladroite
Le marchand de chaussures était pantouflard
Le traiteur se faisait insulter 
Le plongeur scaphandrier ne faisait jamais la vaisselle
L'urbaniste ne faisait pas de quartier
Le vétérinaire était un ours mal léché
Le webmestre avait des problèmes de ligne
Le xylophoniste restait de marbre
Le prof de yoga prenait ses jambes à son cou
Le zoologue était fait comme un rat
L’armurier dormait en chien de fusil
Le tailleur de pierre s’appelait Paul
L’attaché de presse tirait les ficelles
Le coiffeur avait chignon sur rue
Le bûcheron n’était pas de bois
Le plombier avait le nez bouché
Le chasseur de têtes n’avait plus toute la sienne
Le taxidermiste avait empaillé sa bagnole
Le torréfacteur avait travaillé à la poste
Le chef de rayon craignait le soleil
Le magicien avait disparu avec la caisse
Le médecin légiste était un bon vivant

Voyant cela,
Le PolEmpliste
las de passer pour un lampiste
déclara :
"On n'a pas un métier facile." 

Ce qui fut confirmé par
« en effet ça nous travaille »
À France Travail
Quelques années plus tard ...

 

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire