384 pages, en poche.
Anticipation, un thriller au cœur des enjeux écologiques, centré sur une ressource : l'EAU ( l'or bleu) qui est désormais objet de spéculations de toutes sortes. Peu coutumier du genre, je me suis laissé entraîner volontiers dans cette histoire tendue, politique et éthique, qui brasse des préoccupations déjà actuelles - hélas. On s'aperçoit que les repères, les codes moraux ont bougé et sont très versatiles, selon les situations... De quoi réfléchir.
1087 pages en format poche.
Prévu en cinq tomes, j'ai reçu en cadeau les trois premiers .
M (pour Mussolini) en est le tome 1, j'ai fait une pause aux alentours de la 400ème page. C'est du copieux. L'ascension de Mussolini donc et, dans ce que j'ai entamé, entre autres, la découverte plus précise du rôle de Gabrielle D'Annunzio à Fiume. C'est une reconstitution pas à pas, appuyée sur des documents historiques – correspondances, articles de journaux, extraits de discours, affiches- dont on trouve copie régulièrement dans l'ouvrage.
En tout cas, à suivre !
120 pages, poésie Gallimard.
Relu avec un grand plaisir plus de trente ans après.
Un souffle continu, c'est magnifique.
Voir aussi billet du 8 juillet 2026.
220 pages, grand format broché.
Alternant dessins et textes, la plupart d'une page, l'auteur - qui est aussi dessinateur et musicien - nous emmène au gré de différents thèmes dans ses réflexions, notes, contemplations en n'hésitant pas, pour mon plus grand plaisir, à digresser.
Beaucoup aimé l'ouvrage, son contenu, je suis en général preneur de ce type de "notes".
53 pages
Toujours fidèle à cette série dont je fais la collection.
Les éditions L'Œil ébloui sont basées à Nantes.
Avec "Parce que Perec" Kim Nguyen nous propose 237 fragments commençant tous par "Parce que..." De quoi jubiler, de quoi se rappeler "Je me souviens" (sic!) et en l'occurrence, dans ce recueil, on se souvient et on évoque Georges Perec. Réussi !
53 pages
Sereine Berlottier a exploré du côté de la voix, des émissions auxquelles Perec a participé et elle nous livre ses réflexions, touchantes et poétiques, c'est vraiment magnifique. Sans nul doute un de mes préférés jusqu'ici.
53 pages
"L'autrice se rend sur Ellis Island pour retrouver la trace de l'écrivain. Dans une prose courte et poétique, elle propose sa version du trajet mythique de Perec."
Pas très convaincu par cette prose, j'ai eu du mal à en saisir l'objet.
192 pages, en poche
Un des trois polars ou thrillers que je me suis procurés, sélectionné dans 'les iconiques' par François Guérif, directeur de collection.
Dans le petit milieu des Anglais expatriés en Périgord, un livre, un certain Carter tombe sur un livre...dont il est le héros, hélas pour lui, car certains méfaits du passé reviennent à la surface.
Il va lui falloir trouver qui a écrit ça.
Et ça tourne au jeu de massacre, d'une grande noirceur, et d'une grande lourdeur, avec des personnages tristes et détestables pour lesquels on n'a absolument aucune empathie.
Idée de départ, pas mal, pourquoi pas, mais trop c'est trop, y compris dans l'invraisemblance. Une purge.
542 pages, en poche.
Avec celui-ci c'est beaucoup mieux, ambiance trouble, mystérieuse, une photographe trouve dans le boîtier d'un appareil acheté d'occasion une pellicule qu'elle développe et en tire sept photos - magnifiques- représentant une femme (on ne distingue pas son visage) et un enfant.
Sa quête sera de savoir de qui il s'agit, ce sera l'occasion de pénétrer différents univers ou milieux sombres et pas très nets. Beaucoup de secrets, d'équivoques, et un récit qui apparaît souvent comme une chronique fiévreuse d'une petite ville imaginaire de la côte est des USA. Pour l'atmosphère.
528 pages, le troisième des "iconiques".
Une trame beaucoup plus classique, avec un enquêteur -le lieutenant Janek héros récurrent de l'auteur- au cœur de deux affaires distinctes dont le récit est bien mené.
L'intrigue est solide, l'auteur s'attache avec humanité à ses personnages, j'ai juste regretté que le dénouement patine un peu, un poil bavard.
Un bon moment. Le meilleur des trois polars sélectionnés.
En poche, 224 pages.
Sculpteur, Bernard Mélois, le papa, est mort.
Dans ce récit biographique organisé en courts chapitres, on découvre une famille, originale si ce n'est fantasque parfois, qui vit et accompagne les derniers jours du père puis organise les adieux, le tout entrecoupé de souvenirs d'enfance, d'anecdotes.
Les liens familiaux sont forts, et l'on est touché par cette chronique, absolument pas larmoyante - merci- qui met à distance et s'efforce de désamorcer la tristesse (pourtant immense) en rendant un magnifique hommage au papa, en se remémorant les moments joyeux.
480 pages.
Un de mes favoris depuis de longues années, Ian Rankin avec l'inspecteur Rebus, en Ecosse, Edinburgh.
Toujours un sens aigu du dialogue, et des personnages bien cabossés attachants. Il semblerait qu'on touche bientôt à la fin de la "saga". A lire dans l'ordre, 25 titres depuis 1987 !
En poche, 384 pages.
Une trame policière certes, toujours bien menée comme je l'ai déjà apprécié chez cet auteur. Mais des questions complexes et fines sur la parentalité, la filiation permettent de dépasser la simple enquête en donnant une dimension humaniste et parfois philosophique sur ces questions. Très intéressant.
252 pages.
Six nouvelles, une tonalité sombre c'est le moins qu'on puisse dire et un grand talent de conteuse de l'autrice - argentine- qui sème l'ambiguïté et la noirceur d'une fine plume de maître.
Il faut parfois s'accrocher car la lecture n'est pas toujours aisée, nombre de situations ne sont pas très évidentes, il faut parfois relire. L'ensemble est donc décalé, ce sont les contextes et les situations que vise l'autrice, les interprétations restent ouvertes. Une découverte et une expérience de lecture intéressantes, à confirmer peut-être avec une autre œuvre.
En quatrième de couverture :
Une mère s’installe dans sa cuisine avec ses filles, malgré l’odeur de vase du lac où elle a tenté de se noyer ; une architecte argentine reconnaît un petit garçon disparu dans l’œil d’un cheval maltraité ; un père n’arrive plus à soutenir le regard de son fils qui, après avoir avalé une pile, a dû subir une trachéotomie ; une femme héberge la patiente d’une maison de retraite en fugue, avant de se faire séquestrer par le fils de cette dernière… Autant de situations de non-retour où le bien et le mal sont inextricablement liés.
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