Je vous laisse pour une grosse quinzaine avec Suzanne Véga que nous avons eu le très grand plaisir de voir à l'Olympia de Paris le 22 juin dernier : ce fut un magnifique concert.
Retour aux alentours du 9 août. Portez-vous bien.
Je vous laisse pour une grosse quinzaine avec Suzanne Véga que nous avons eu le très grand plaisir de voir à l'Olympia de Paris le 22 juin dernier : ce fut un magnifique concert.
Retour aux alentours du 9 août. Portez-vous bien.
Quelque chose ne tournait pas rond
Sur la boule bleue
Les temps étaient incertains
L’avenir proche lointain semblait gris
Irait-on longtemps au jardin
Voir la rose en vie ?
Dans les espaces soumis au temps
Nombreux étaient les signes
Les manifestations étranges
Le dérèglement semblait de mise
…
Surprise
Sous la fine banquise
L’arrière-arrière-arrière on ne savait plus
la figure, le héros de la famille, bref
L’explorateur perdu
Venait d’être retrouvé
Figé dans son éternel retour
Charles Loquosme relisait le dossier.
Cette enquête avait fini par ressembler à un labyrinthe dépourvu de porte ce qui donnait le sentiment d’être fait comme un rat.
Le limier avait vite saisi que les rapports étaient un invraisemblable amalgame d’erreurs, d’oublis, de manquements, d’incohérences.
Quelques coquilles avaient attiré son attention :
« Le photographe en voiture avait pris un visage trop serré. »
« Le profiter eut beaucoup de mal à dresser un portrait du robot. »
(Qui, on venait de l’apprendre bien des années plus tard par un concours de circonstances, avait fait le coup. C’était pourquoi on rouvrait le dossier)
A la lecture, un frisson lui parcourut la Chine. Ah, c’était contagieux ?
Loquosme n’avait jamais rien feuilleté de semblable.
A n’en pas douter, la mise à jour serait longue et fastidieuse.
Des têtes pourraient tomber.
Et, pour tout arranger, les témoignages tapés à la machine ressemblaient à un gribouillis.
Depuis des années, Jack Crawford, Miles Travis et Billy Peacock étaient prisonniers des Navajos, chacun sur une butte.
Comble de malchance, les souterrains
qu’ils avaient creusés pour s’évader les avaient conduits successivement sur
les autres buttes. Ce réseau ne leur servait à rien. Ils tournaient en rond de puis des années.
Heureusement ils avaient pensé à
effacer leurs traces dans les tunnels.
Lors de leur ultime tentative, alors qu’ils étaient regroupés, les déflagrations électriques détruisirent leurs couvertures annihilant tout espoir d’envoyer des signaux de détresse. Avant de les foudroyer, loin, très loin de l’évasion dont ils avaient rêvé.
Un western conceptuel fut tourné en 1972 pour raconter leur histoire.D’une durée de treize heures, en noir et blanc projeté en une seule partie, ce fut un flop, totalement dans l’esprit de l’histoire racontée.
Les deux messieurs se saluèrent d’un geste rapide et sans fanfare.
Remarquable qu’ils aient pris quelques secondes pour y procéder.
Quand tant s’en dispensent, sans doute pris dans la "complexité" chaque jour plus abyssale des relations même les plus élémentaires.
L’un avait un rendez-vous assez urgent pour se faire expliquer par le menu les joies de la navigation par GPS.
L’autre était simplement un fan absolu d’Inception.
On n’a jamais vraiment su pourquoi ils s’étaient croisés.
Et personne ne les a jamais revus.
Voici la première d'une série qui me semble bien commencée pour s'installer ici.
Des "micronouvelles".